Écrans pendant les vacances : 5 repères en famille, sans dispute
Vacances de la Toussaint 2026 : 5 repères pour les écrans des enfants, de 9 à 13 ans, et quoi dire quand ils refusent d’arrêter.
Repères Publié le 19 octobre 2026 7 min de lecture
Écrit par Nicolas Carrion créateur de pourquoi.app
Les vacances de la Toussaint 2026 ont commencé le samedi 17 octobre, et les cours reprennent le lundi 2 novembre (calendrier des vacances). Plus de temps libre, plus de creux dans la journée, et souvent plus d’écrans. C’est normal, et ça ne dit rien de toi ni de ta famille.
Cet article s’adresse surtout aux parents : cinq repères pour que les écrans trouvent leur place pendant ces deux semaines, sans que chaque fin d’épisode tourne à la dispute. Prends ceux qui te parlent, laisse les autres.
En bref : choisis avec tes enfants deux ou trois moments sans écran, par exemple les repas et le coucher. Prends l’habitude d’une petite pause avant d’ouvrir une app, pour tes enfants comme pour toi. Fixe une heure de fin plutôt qu’un compteur. Prévois autre chose à faire. Et parle des écrans sans reproche. Quand un enfant refuse d’arrêter, préviens avant, et avec un ado, décide l’heure de fin avec lui.
Le sujet sera aussi à la télé. Avec sa programmation « Alerte écrans ! », France 2 consacre sa soirée du mardi 27 octobre à notre rapport aux écrans : le magazine « Sommes-nous tous accros aux écrans ? », présenté par Marie Portolano et Jamy Gourmaud, à 21 h 10, puis le documentaire « Lâche ton tel ». Tu peux déjà les voir sur france.tv (communiqué de France Télévisions). Je n’ai aucun lien avec France Télévisions, mais franchement, ça me fait plaisir : une chaîne nationale qui consacre toute une soirée à notre rapport aux écrans, c’est une belle occasion d’en parler à la maison.
Une précision avant de commencer : je développe pourquoi.app, une app qui pose une question quand tu ouvres certaines apps. Je ne suis donc pas neutre sur la place du téléphone. J’en parle à la fin, et tu peux très bien appliquer ces repères sans elle.
5 repères pour les écrans pendant les vacances
1. Choisis avec eux deux ou trois moments sans écran
Pendant les vacances, le plus simple est de fixer à l’avance quelques moments sans écran. Les repas. Les petits trajets en voiture. La première heure du matin. L’heure avant de dormir. Peu importe lesquels, tant qu’on les décide avant, et pas au moment où le téléphone est déjà dans la main.
C’est aussi ce que recommande l’Académie américaine de pédiatrie dans son modèle de plan écrans à faire en famille : des moments sans écran à table et avant le coucher, des règles que tu adaptes à ta famille et dont tu parles avec tes enfants, et un plan que tu revois de temps en temps. Les vacances sont un bon moment pour ça.
Si tu travailles une partie des vacances, ou s’ils passent quelques jours chez leurs grands-parents ou au centre de loisirs, garde un ou deux moments que tout le monde peut tenir, comme les repas et le coucher, et dis-le à la personne qui les garde.
Un plan ne tient pas toujours du premier coup, et c’est normal de devoir le rappeler.
2. Une petite pause avant d’ouvrir une app, pour eux comme pour toi
Cinq secondes. « J’y vais pour quoi ? » Si la réponse est « regarder la météo » ou « répondre à Julie », tu y vas. Si c’est « je ne sais pas », tu peux y aller quand même : tu l’auras juste remarqué.
Ce n’est pas un interdit, c’est un instant où tu choisis. Avec un enfant, la question peut se poser à voix haute avant d’allumer la tablette : « tu vas regarder quoi ? ». Pour toi, c’est la même, posée en silence.
Les pédiatres américains conseillent aussi de couper la lecture automatique et les notifications, faites pour retenir l’attention des enfants. YouTube et Netflix ont chacun un réglage pour arrêter l’enchaînement automatique des vidéos ou des épisodes.
3. Fixe une heure de fin plutôt qu’un compteur
Pendant les vacances, « on arrête à 20 h » est plus simple à tenir, et à expliquer, que « une heure par jour ». Tout le monde voit quand ça s’arrête, et personne n’a à surveiller un chronomètre.
Quelle que soit l’heure, garde un moment sans écran avant le coucher, comme le conseillent les pédiatres américains. Le reste est une idée de bon sens, pas un résultat d’étude. Sur l’iPhone d’un enfant, le programme de temps d’écran du contrôle parental d’iOS 27 peut rendre une catégorie d’apps, comme les jeux, indisponible après une heure donnée ; sur Android, Family Link coupe aussi l’accès sur une plage fixe.
4. Prévois autre chose que les écrans
Pendant les vacances, un moment sans écran qui reste vide, c’est un moment où le téléphone revient. Prévois autre chose : un jeu de société, une balade, un livre, une partie de cartes, la cuisine. Prévoir d’autres activités fait d’ailleurs partie du plan des pédiatres américains.
Le mieux, c’est que ce soit une vraie envie, pas une corvée. Demande à chacun ce qui lui ferait plaisir.
5. Parle des écrans sans reproche
Avec un jeune enfant, « qu’est-ce que tu regardes ? » ouvre plus de conversations que « tu es encore sur ton téléphone ? ». La première montre que ça t’intéresse, la seconde sonne comme un reproche. Avec un ado, c’est un peu différent : on y vient plus bas.
Et le téléphone des adultes compte aussi : les pédiatres américains rappellent que les parents font partie du plan, parce que les enfants font souvent comme eux. L’article sur le contrôle parental que les ados contournent y revient dans sa partie « Et ton téléphone à toi ».
Quand ton enfant refuse d’arrêter : à 9 ans, à 13 ans
Tu annonces que c’est l’heure d’arrêter, et la réponse tombe : « encore cinq minutes ». C’est normal : on coupe rarement de bon cœur une vidéo ou une partie en plein milieu. Voici quelques idées de bon sens, pas des résultats d’étude.
- Vers 9 ans : préviens avant, « dans dix minutes, on arrête », puis « à la fin de l’épisode ». Évite de couper au milieu d’une partie, et dis ce qui vient après : le goûter, la balade, l’histoire du soir. Pour les jeux qui ne finissent jamais vraiment, comme Minecraft ou Roblox, choisis avec lui un point d’arrêt : quand la construction en cours est terminée.
- Vers 13 ans : fixe l’heure de fin avec lui, la veille ou le matin, plutôt qu’au moment où il est dessus. Accepte qu’il négocie un peu : une règle dont il a discuté, il la connaît. Avec un ado, même un « qu’est-ce que tu regardes ? » bienveillant sonne vite comme de la surveillance ; « à quelle heure on arrête ce soir, d’après toi ? » peut mieux passer.
- Si ça dégénère : « on en reparle demain matin ». Le soir, fatigué, personne ne négocie bien.
Pour les âges, la commission d’experts réunie en France en 2024 donne des repères : un usage « modéré et encadré » de 6 à 11 ans, et à 13 ans un téléphone connecté, mais sans réseaux sociaux (rapport Enfants et écrans). L’article Les écrans rendent-ils idiots ? les détaille.
Un jour de pluie, un long trajet : et si ça dérape ?
Ça arrivera : un jour de pluie, un long trajet, une série qu’on regarde d’une traite. Ce n’est pas un échec, c’est une journée. Le lendemain, tu reprends le repère que tu avais choisi, ou tu en changes. Ces repères sont faits pour s’adapter à ta façon de vivre, pas l’inverse.
Et pourquoi.app dans tout ça ?
pourquoi.app est une app que je développe pour iPhone et Android. Elle s’adresse d’abord à toi : pourquoi.app te demande « Pourquoi ouvres-tu cette app ? ». Sur iPhone, la question vient seulement pour les apps que tu as choisies ; sur Android, elle arrive quand tu déverrouilles ton téléphone, et tu peux l’ajouter sur les apps de ton choix. Tu touches une des réponses proposées, et tu continues. Rien n’est bloqué. Elle aide surtout pour le deuxième repère, la petite pause avant d’ouvrir une app.
Ton ado peut aussi l’utiliser sur son téléphone, avec toi pour l’accompagner. Ce n’est pas un contrôle parental : c’est lui qui la règle sur son téléphone, tu ne vois pas ses réponses, et rien ne se pilote depuis ton téléphone. Ses réponses et ses statistiques restent sur son téléphone. S’il a envie de te les montrer, ça fait un bon point de départ pour en parler. Mieux vaut ne pas l’installer sans lui en parler : l’article sur le contrôle parental que les ados contournent explique comment le lui proposer.
La version gratuite pose les questions sans limite et montre les statistiques du jour et des sept derniers jours. Le Premium ajoute l’historique complet et le récap hebdomadaire, et ses tarifs sont sur la page d’accueil. Aucune étude n’a testé l’app pendant des vacances, ni avec des enfants, et je ne te promets pas qu’elle fera baisser ton temps d’écran. Elle t’aide à remarquer un geste, c’est tout. L’installation prend quelques minutes : guide iPhone, guide Android.
Questions fréquentes
Combien de temps d’écran par jour pendant les vacances ?
Il n’y a pas de chiffre valable pour tout le monde. En France, la commission d’experts réunie en 2024 parle d’un usage « modéré et encadré » entre 6 et 11 ans. L’Académie américaine de pédiatrie conseille plutôt un plan propre à chaque famille, avec des moments sans écran, à table et avant le coucher.
Faut-il interdire les écrans pendant les vacances ?
Pas forcément. Un écran peut servir à un appel avec les grands-parents, à un film en famille, à un jeu à plusieurs. Ce qui compte, c’est de choisir quand il est là, plutôt que de le laisser remplir tous les creux de la journée.
Un film pendant un long trajet en voiture, c’est un échec ?
Non. Un écran choisi pour un moment précis n’a rien d’un échec. La différence, c’est qu’il a été décidé avant de partir, au lieu de remplir le trajet par défaut.
Comment reprendre le rythme à la rentrée ?
Remets les horaires de l’école en place deux ou trois jours avant la reprise, en commençant par l’heure de fin du soir. Un repère à la fois suffit.
Qui écrit ici
Je suis Nicolas Carrion, et j’ai conçu et développé pourquoi.app, une app pour les gens qui gardent leur smartphone et veulent choisir quand il a droit à leur attention. Je ne suis ni pédiatre ni chercheur : chaque chiffre renvoie à sa source, vérifiée le 19 octobre 2026. Je n’ai aucun lien avec France Télévisions. Mon parcours est sur la page à propos. Je remettrai cet article à jour avant les vacances de Noël.
Et si tu essayais ?
pourquoi.app pose une question calme avant le réflexe. La question à l’ouverture est gratuite, sans bloqueur. Une seconde de recul suffit parfois à changer la journée.